Veillée de Noël à Luxeuil

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Veillée de Noël à Luxeuil

Message  Quasi le Sam 6 Sep - 19:47

Dans le hall central de la mairie, Adso installa une chaise près du feu, et commençà à parler, s’adressant surtout aux petits qui étaient présents et aux moins grands :

Et si on se racontait des histoires, pour tenir jusqu’à la messe de minuit ?

Adso s'assit sur sa chaise et commença :

Alors… Mon grand-oncle me racontait souvent une histoire lors des veillées de Noël… Je vais essayer de m’en souvenir et de vous la raconter à mon tour… Voyons… Il nous disait qu’un jour, alors qu’il venait de se mettre au lit, il se sentit soulevé jusqu’au ciel. Deux anges apparurent de part et d’autre, le soutenant sous les bras.
Pour ceux qui se rappellent de mon grand-oncle, c’était un parfait athée. On peut donc accorder le plus grand crédit à ses dires. S’il affirme que c’étaient des anges, c’est qu’ils avaient des ailes et tout le toutim. Il n’aurait jamais inventé çà. D’aucuns pourraient objecter que mon grand-oncle était aussi connu pour son penchant envers la boisson, mais ce n’est pas l’objet de notre histoire…

Il fut soulevé, donc, dans les airs, et les anges s’adressèrent à lui :

Salut à toi, Cheno (c’était le nom de mon grand-oncle), nous sommes les anges Gaby et Michael (oui c'est çà, "Mayequeulle" ; maintenant que j’y pense, c’est peut-être pour çà que mon oncle a su que c’était des anges…). Nous venons pour te faire voir de quoi seront fait les Noëls futurs, pour que tu puisses en témoigner et donner de l’espoir aux générations qui viendront entretemps !

Aucunement désireux de se retrouver à tomber du haut de centaines de milliers de pieds, mon grand-oncle Cheno ne les contraria pas…Il vit sous lui la Terre, une Terre parfaitement plate d’océans et de continents, survolée par des trainées de nuages. Il se rendit compte tout à coup que les continents semblaient se déplacer au milieu des océans, et se déformer. Devant son étonnement, l’un des anges repris :

Oui, comme tu peux le constater, nous sommes en train de voir défiler plusieurs dizaines de lustres en un instant…


Adso s’arrêta de raconter son histoire, histoire de laisser souffler son auditoire, et surtout d’aller se rincer le gosier au buffet qui avait été installé pour l’occasion.

Après avoir pris un verre, Adso regarda l’assistance qui était restée impassible. Rien de pire que de ne pas savoir si votre public vous suit… Pourtant, lui, il avait aimé quand son oncle Cheno lui racontait cette histoire. Cà venait peut-être de la façon dont il la racontait ? Adso reprit sa place sur sa chaise, comme il reprit le cours de son histoire :

J’en étais donc là : mon grand-oncle voyait sous lui une Terre parfaitement plate sur laquelle se déplaçaient les continents, s’entrechoquant pour former les chaînes de montagne.
Certains savants, ayant ouïe dire au sujet de l’histoire de mon oncle, affirmèrent que c’était impossible. Selon eux, la masse des terres est trop importante pour leur permettre de se déplacer au milieu des océans.

Les anges se mirent tout à coup à descendre. Ils arrivèrent dans une région enneigée au milieu des sapins. Mon grand-oncle, ayant été "enlevé" en plein mois de juillet craignis tout d’abord d’être incommodé par le froid, mais se rendit compte qu’il n’en était rien. Les anges atterrirent devant une sorte de grande cabane en bois. Par la fenêtre, mon grand-oncle aperçut des sortes de petits lutins aux oreilles pointues, qui s’affairaient en tous sens autour d’un gros monsieur, une sorte de moine mais habillé d’une robe toute rouge, bordée de fourrure d’hermine blanche. Il portait de long cheveux bouclés et une grande barbe toute blanche. Pas poivre-et-sel, comme on en voit souvent. Non, aussi blanche que la neige.

Tout à coup, l’agitation se fit plus fébrile, et tous les lutins se dirigèrent vers la porte. Une fois dehors, le gros monsieur siffla, et on entendit des clochettes retentir dans l’air. Mon grand-oncle vit alors avec stupeur un traineau tiré par de drôles de petits chevaux portant des bois comme les cerfs. Ce qui lui causait le plus de stupeur, c’est que ce traineau arrivait par les airs ! Les animaux semblaient voler sans ailes, et le traineau, sans doute entraîné par la vitesse, suivait parfaitement à l’horizontale.

Le traineau atterrit devant la cabane en bois, le gros monsieur tout rouge flatta les drôles d’animaux de trait, et les lutins se mirent à déposer dans le traineau tout un tas de paquets aux couleurs vives bardés de rubans dorés. Ce qui semblait merveilleux, c’est qu’ils avaient beau en mettre énormement, le tas sur le traineau ne semblait pas prendre plus de place…

Puis le gros monsieur donna un signal, et le traineau décolla. Les anges reprirent mon grand-oncle sous les bras, et s’envolèrent à sa suite…


Décidemment, qu’est-ce qu’il faisait soif, à toujours parler… Adso s’interrompit une nouvelle fois et alla se servir un verre de vin chaud.

Georgie51 a écrit:georgie avait remarqué, intriguée, avait remarqué adso assis tout seul dans la mairie
enfin c'est ce qui lui avait semblé car par la fenêtre, elle n'avait pas remarqué que celui=ci était entouré des loupiots
par pour rien qu'elle se retrouvait toute seule dans leur paradis

elle entra et s'installa confortablement afin d'écouter adso

Voyant que des grandes personnes commençaient à entrer dans la mairie, Adso s'empressa de finir son vin chaud et reprit son histoire :

Pendant que les anges, qui soutenaient mon grand-oncle Cheno par les dessous de bras, suivaient le traineau, mon grand-oncle se demandait pourquoi le gros monsieur tout rouge et ses lutins avaient fait comme s’ils ne les aient pas vus. Bah, ce n’était pas la première bizarrerie de ce voyage, après tout… Et il n’allait pas tarder à se rendre compte que ce n’était pas la dernière !

En effet, le traineau finit part s’arrêter au dessus d’une maison (ici, mon grand-oncle nous décrivait souvent ces habitations assez originales, aux murs parfaitements droits, et au toit recouvert de pierre ou de terre cuite, mais je vois que je commence à vous lasser…). Et le gros monsieur tout rouge se laissa glisser par le trou de la cheminée. Les anges déposèrent mon grand-oncle devant une fenêtre, et il vit ce que le drôle de bonhomme faisait à l’intérieur de la maison. Il s’était approché d’un sapin qui avait été décorés de sortes de rubans, de boules faites en une matière inconnue, et avec des lumières qui clignotaient sans que le mécanisme qui masquait les chandelles ne soit visible… Il y déposa certains des paquets que les lutins avaient chargés dans le traineau.

Le anges, qui avait été peu loquaces durant tout le voyage, reprirent la parole, et expliquèrent à mon grand-oncle Cheno que le gros bonhomme tout-de-rouge-vêtu était appelé le Père Noël, et qu’il apparaissait aussi parfois sous les traits de Sainte Clause, sainte-patronne des hommes de loi, lorsqu’il décidait de se travestir (le Père Noël est un grand fêtard, dans son genre…). Il faisait partie d’une confrérie ancienne qui regoupait les Rois Mages, Saint Nicolas et le Père Fouettard, que vous connaissez mieux, mais aussi bien d’autres responsables de la distribution de cadeaux au enfants pendant les fêtes hivernales. Bref, il était chargé la nuit de Noël d’apporter des cadeaux aux enfants qui le méritaient.

Les anges lui expliquèrent que le système du Père Noël était beaucoup plus efficace pour que les enfants restent sages toute l’année. En effet, Saint Nicolas n’apporte de cadeaux qu’un fois par an, et les enfants ne doivent donc craindre les coups du Père Fouettard qu’un fois par un aussi. Donc tout le reste de l’année, les enfants avaient tendance à se laisser aller…

Or toute l’astuce du Père Noël était de passer par la cheminée ! De la sorte, il en ramonait le conduit une fois par an, ce qui était autant de travail en moins à réaliser pour les parents. De fait, intéressés par les économies réalisées, les parents avaient intérêt à faire en sorte que leurs enfants soient sages toute l’année, et à veiller à leur bonne éducation. Ce système de délégation, profitant d’une présence parentale auprès des enfants tout au long de l’année, avait été jugé plus performant que celui de Saint Nicolas.

Mon grand-oncle ne tarda pas à vérifier qu’à la sortie du Père Noël par la cheminée, sa robe rouge étaient toute couverte de suie. Toutefois, le drôle de bonhomme se mit à rire d’une façon bizarre, du genre « Ho Ho Ho », et son costume redevint immaculé, comme par enchantement ! (je sais, là vous vous dites, d’accord pour un traineau tiré par des animaux étranges et qui flotte dans l’air, mais là, une robe qui se nettoit toute seule, faut pas pousser. Pourtant, c’est ce que nous racontait mon oncle Cheno…).

Les anges dirent ensuite à mon grand-oncle que le Père Noël allait maintenant continuer sa tournée, mais qu’ils n’en apprendraient pas beaucoup plus, et qu’ils avaient leur tournoi de « Poker » à ne pas râter. Ils allaient donc le ramener. Ils l’empoignèrent de nouveau sous les bras, s’envolèrent, le paysage devint tout petit. Mon grand-oncle aperçut de nouveau la Terre dans toute son étendues, les montagnes rétrécir comme par magie, les continents bouger en tout sens. Pendant le voyage, les anges discutèrent entre eux comme si mon grand-oncle n’était pas là, et il finit par comprendre les règles de ce « Poker ». Je vous rappelle que mon grand-oncle a toujours affirmé que c’est lui qui avait inventé le Ramponneau.

Les anges redéposèrent mon grand-oncle dans son lit. Tout ce qu’il se souvint de la suite c’est qu’il se réveilla bel et bien dans son lit le lendemain matin.

D’après mon grand-oncle Cheno, la morale de cette histoire, c’était que nous autres enfants nous devions nous estimer heureux du pain d’épice que nous recevions à Noël, car lui, à son époque, il n’avait droit qu’à des jouets grossièrement taillés dans des morceaux de bois.

Alors à mon tour, je vous dis que vous devriez être contents de recevoir des oranges, parce que mon grand-oncle Cheno, lui, il ne recevait que des jouets en bois !


Sur ce, Adso se rendit de nouveau au buffet prendre quelques douceurs et un peu de vin chaud. La bouche à moitié pleine, il ajouta :

Bon alors, qui s’est qui raconte une histoire, maintenant ?

***************************

Influences manifestes :
- le livre d'Enoch
- Un chant de Noël (Dickens)... Wink

Temps de rédaction : Mer 19 Déc 2007 10:31 -> Dim 23 Déc 2007 17:47
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Re: Veillée de Noël à Luxeuil

Message  Quasi le Lun 20 Déc - 12:06

Version "remastérisée" :



Mon grand-oncle me racontait souvent une histoire lors des veillées de Noël… Je vais essayer de m’en souvenir et de vous la raconter à mon tour… Voyons… Il nous disait qu’un jour, alors qu’il venait de se mettre au lit, il se sentit soulevé jusqu’au ciel. Deux anges apparurent de part et d’autre, le soutenant sous les bras.
Pour ceux qui se rappellent de mon grand-oncle, c’était un parfait athée. On peut donc accorder le plus grand crédit à ses dires. S’il affirme que c’étaient des anges, c’est qu’ils avaient des ailes et tout le toutim. Il n’aurait jamais inventé çà. D’aucuns pourraient objecter que mon grand-oncle était aussi connu pour son penchant envers la boisson, mais ce n’est pas l’objet de notre histoire…

Il fut soulevé, donc, dans les airs, et les anges s’adressèrent à lui :

Salut à toi, Cheno (c’était le nom de mon grand-oncle), nous sommes les anges Gaby et Michael (oui c'est çà, "Mayequeulle" ; maintenant que j’y pense, c’est peut-être pour çà que mon oncle a su que c’était des anges…). Nous venons pour te faire voir de quoi seront faits les Noëls futurs, pour que tu puisses en témoigner et donner de l’espoir aux générations qui viendront entretemps !

Aucunement désireux de se retrouver à tomber du haut de centaines de milliers de pieds, mon grand-oncle Cheno ne les contraria pas…Il vit sous lui la Terre, une Terre parfaitement plate d’océans et de continents, survolée par des trainées de nuages. Il se rendit compte tout à coup que les continents semblaient se déplacer au milieu des océans, et se déformer. Devant son étonnement, l’un des anges repris :

Oui, comme tu peux le constater, nous sommes en train de voir défiler plusieurs dizaines de lustres en un instant…

Ainsi donc, mon grand-oncle voyait sous lui une Terre parfaitement plate sur laquelle se déplaçaient les continents, s’entrechoquant pour former les chaînes de montagne.
Certains savants, ayant ouïe dire au sujet de l’histoire de mon oncle, affirmèrent que c’était impossible. Selon eux, la masse des terres est trop importante pour leur permettre de se déplacer au milieu des océans.

Les anges se mirent tout à coup à descendre. Ils arrivèrent dans une région enneigée au milieu des sapins. Mon grand-oncle, ayant été "enlevé" en plein mois de juillet craignit tout d’abord d’être incommodé par le froid, mais se rendit compte qu’il n’en était rien. Les anges atterrirent devant une sorte de grande cabane en bois. Par la fenêtre, mon grand-oncle aperçut des sortes de petits lutins aux oreilles pointues, qui s’affairaient en tous sens autour d’un gros monsieur, une sorte de moine mais habillé d’une robe toute rouge, bordée de fourrure d’hermine blanche. Il portait de long cheveux bouclés et une grande barbe toute blanche. Pas poivre-et-sel, comme on en voit souvent. Non, aussi blanche que la neige.

Tout à coup, l’agitation se fit plus fébrile, et tous les lutins se dirigèrent vers la porte. Une fois dehors, le gros monsieur siffla, et on entendit des clochettes retentir dans l’air. Mon grand-oncle vit alors avec stupeur un traineau tiré par de drôles de petits chevaux portant des bois comme les cerfs. Ce qui lui causait le plus de stupeur, c’est que ce traineau arrivait par les airs ! Les animaux semblaient voler sans ailes, et le traineau, sans doute entraîné par la vitesse, suivait parfaitement à l’horizontale.

Le traineau atterrit devant la cabane en bois, le gros monsieur tout rouge flatta les drôles d’animaux de trait, et les lutins se mirent à déposer dans le traineau tout un tas de paquets aux couleurs vives bardés de rubans dorés. Ce qui semblait merveilleux, c’est qu’ils avaient beau en mettre énormément, le tas sur le traineau ne semblait pas prendre plus de place…

Puis le gros monsieur donna un signal, et le traineau décolla. Les anges reprirent mon grand-oncle sous les bras, et s’envolèrent à sa suite…

Pendant que les anges, qui soutenaient mon grand-oncle Cheno par les dessous de bras, suivaient le traineau, mon grand-oncle se demandait pourquoi le gros monsieur tout rouge et ses lutins avaient fait comme s’ils ne les aient pas vus. Bah, ce n’était pas la première bizarrerie de ce voyage, après tout… Et il n’allait pas tarder à se rendre compte que ce n’était pas la dernière !

En effet, le traineau finit part s’arrêter au dessus d’une maison (ici, mon grand-oncle nous décrivait souvent ces habitations assez originales, aux murs parfaitement droits, et au toit recouvert de pierre ou de terre cuite, mais je vois que je commence à vous lasser…). Et le gros monsieur tout rouge se laissa glisser par le trou de la cheminée. Les anges déposèrent mon grand-oncle devant une fenêtre, et il vit ce que le drôle de bonhomme faisait à l’intérieur de la maison. Il s’était approché d’un sapin qui avait été décorés de sortes de rubans, de boules faites en une matière inconnue, et avec des lumières qui clignotaient sans que le mécanisme qui masquait la flamme des chandelles ne soit visible… Il y déposa certains des paquets que les lutins avaient chargés dans le traineau.

Le anges, qui avait été peu loquaces durant tout le voyage, reprirent la parole, et expliquèrent à mon grand-oncle Cheno que le gros bonhomme tout-de-rouge-vêtu était appelé le Père Noël, et qu’il apparaissait aussi parfois sous les traits de Sainte Clause, sainte-patronne des hommes de loi, lorsqu’il décidait de se travestir (le Père Noël était apparemment un grand fêtard, dans son genre…). Il faisait partie d’une confrérie ancienne qui regoupait les Rois Mages, Saint Nicolas et le Père Fouettard, que vous connaissez mieux, mais aussi bien d’autres responsables de la distribution de cadeaux au enfants pendant les fêtes hivernales. Bref, il était chargé la nuit de Noël d’apporter des cadeaux aux enfants qui le méritaient.

Les anges lui expliquèrent que le système du Père Noël était beaucoup plus efficace pour que les enfants restent sages toute l’année. En effet, Saint Nicolas n’apporte de cadeaux qu’un fois par an, et les enfants ne doivent donc craindre les coups du Père Fouettard qu’un fois par un aussi. Donc tout le reste de l’année, les enfants avaient tendance à se laisser aller…

Or toute l’astuce du Père Noël était de passer par la cheminée ! De la sorte, il en ramonait le conduit une fois par an, ce qui était autant de travail en moins à réaliser pour les parents. De fait, intéressés par les économies réalisées, les parents avaient intérêt à faire en sorte que leurs enfants soient sages toute l’année, et à veiller à leur bonne éducation. Ce système de délégation, profitant d’une présence parentale auprès des enfants tout au long de l’année, avait été jugé plus performant que celui de Saint Nicolas.

Mon grand-oncle ne tarda pas à vérifier qu’à la sortie du Père Noël par la cheminée, sa robe rouge étaient toute couverte de suie. Toutefois, le drôle de bonhomme se mit à rire d’une façon bizarre, du genre « Ho Ho Ho », et son costume redevint immaculé, comme par enchantement ! (je sais, là vous vous dites, d’accord pour un traineau tiré par des animaux étranges et qui flotte dans l’air, mais là, une robe qui se nettoit toute seule, faut pas pousser. Pourtant, c’est ce que nous racontait mon oncle Cheno, je vous assure…).

Les anges dirent ensuite à mon grand-oncle que le Père Noël allait maintenant continuer sa tournée, mais qu’ils n’en apprendraient pas beaucoup plus, et qu’ils avaient leur tournoi de « Poker » à ne pas rater. Ils allaient donc le ramener. Ils l’empoignèrent de nouveau sous les bras, s’envolèrent, le paysage devint tout petit. Mon grand-oncle aperçut de nouveau la Terre dans toute son étendues, les montagnes rétrécir comme par magie, les continents bouger en tout sens. Pendant le voyage, les anges discutèrent entre eux comme si mon grand-oncle n’était pas là, et il finit par comprendre les règles de ce « Poker ». Je vous rappelle que mon grand-oncle a toujours affirmé que c’est lui qui avait inventé le Ramponneau.

Les anges déposèrent de nouveau mon grand-oncle dans son lit. Tout ce qu’il se souvint de la suite c’est qu’il se réveilla bel et bien dans son lit le lendemain matin.

D’après mon grand-oncle Cheno, la morale de cette histoire, c’était que nous autres enfants nous devions nous estimer heureux du pain d’épice que nous recevions à Noël, car lui, à son époque, il n’avait droit qu’à des jouets grossièrement taillés dans des morceaux de bois.

Alors à mon tour, je vous dis que vous devriez être contents de recevoir des oranges, parce que mon grand-oncle Cheno, lui, il ne recevait que des jouets en bois !


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